Joue avec l'Histoire de FranceCréer mon albumCollectionne les grandes figures incontournables de l'Histoire de France
- ✓ Activité éducative 100% gratuite
- ✓Jusqu'à 10 vignettes offertes chaque jour
- ✓Jeux pour les passionné(e)s d'Histoire
Qui était Guillaume Apollinaire ?
Poète · 1880-1918
Dernière mise à jour : 16 août 2026
Poète d'origine italo-polonaise, Apollinaire est une figure centrale de l'avant-garde parisienne du début du XXe siècle, ami de Picasso et défenseur du cubisme.
Auteur du recueil « Alcools » (1913), il révolutionne la poésie avec ses « Calligrammes » en forme de dessins. Engagé volontaire en 1914, il est blessé à la tête par un éclat d'obus en 1916.
🎲 Anecdote
affaibli par sa blessure de guerre, il meurt de la grippe espagnole le 9 novembre 1918, deux jours avant l'armistice.
10 Questions qu'on se pose sur Guillaume Apollinaire
D'où vient Guillaume Apollinaire ?
Né en 1880 à Rome, fils naturel d'une jeune noble polonaise, Angelica Kostrowicka, et probablement d'un officier italien qui ne le reconnaît jamais. Élevé seul par sa mère, il grandit entre Monaco, Cannes et Nice avant de rejoindre Paris au tournant du siècle. Cette naissance illégitime et cosmopolite le prive toute sa vie de la nationalité française, qu'il n'obtient qu'in extremis pendant la guerre.
Qu'est-ce qui a inspiré Guillaume Apollinaire ?
Son arrivée à Paris vers 1899 le plonge dans l'effervescence des cercles artistiques de Montmartre, où il se lie d'amitié avec Picasso et découvre la peinture cubiste naissante. Sa liaison passionnée et tourmentée avec la peintre Marie Laurencin nourrit une partie de son œuvre poétique la plus intime. Théoricien autant que poète, il cherche sans cesse à formuler ce qui différencie l'art de son temps de celui du siècle précédent.
Quel a été le plus grand accomplissement de Guillaume Apollinaire ?
La publication du recueil « Alcools » en 1913 renouvelle profondément la poésie française, notamment par la suppression de toute ponctuation, qui donne aux poèmes une fluidité nouvelle. Il pousse l'innovation plus loin encore avec les « Calligrammes » (1918), des poèmes dont la disposition typographique dessine l'objet évoqué par le texte. Défenseur inlassable du cubisme et de l'art moderne dans ses articles, il contribue aussi à faire reconnaître Picasso et Braque.
Quels obstacles Guillaume Apollinaire a-t-il dû surmonter ?
Sa naissance illégitime et son absence de nationalité française le placent longtemps en position de marginal, jusqu'à son engagement volontaire en 1914 qui lui vaut enfin d'être naturalisé. En 1911, il est brièvement emprisonné à la Santé, soupçonné à tort de complicité dans le vol de la Joconde au Louvre. Gravement blessé à la tête par un éclat d'obus en mars 1916, il subit une trépanation et ne se remet jamais complètement de cette blessure.
Quel était son caractère au quotidien ?
Ses proches le décrivent comme un homme jovial, curieux de tout, à l'appétit intellectuel dévorant et à la générosité légendaire envers les jeunes artistes qu'il encourage. Grand connaisseur d'art et de littérature érotique ancienne, il cultive un goût pour l'érudition buissonnière loin des voies académiques. Sa faconde et son enthousiasme communicatif en font une figure centrale, presque un catalyseur, de tous les cénacles parisiens qu'il fréquente.
Quelle a été la plus grande controverse concernant Guillaume Apollinaire ?
Son arrestation en 1911 dans l'affaire du vol de la Joconde, où il est un temps soupçonné à cause de ses liens avec un aventurier qui lui avait vendu des statuettes volées au Louvre, ternit durablement sa réputation. Il passe six jours en prison avant d'être innocenté, un épisode qu'il vit comme une humiliation profonde. Certains critiques de l'époque lui reprochent également la coïncidence entre son soutien inconditionnel au cubisme et ses amitiés personnelles avec les peintres concernés.
Quelle fut la vie familiale de Guillaume Apollinaire ?
Élevé par sa seule mère, une figure autoritaire et joueuse invétérée, il n'a jamais connu son père et garde toute sa vie une relation compliquée avec ses origines. Après plusieurs liaisons marquantes, dont celle avec Marie Laurencin, il épouse en mai 1918 Jacqueline Kolb, surnommée « la jolie rousse » dans l'un de ses derniers poèmes. Ce mariage, célébré alors qu'il se remet à peine de sa blessure de guerre, ne dure que quelques mois avant sa mort prématurée.
Quelle est la part du mythe dans la vie de Guillaume Apollinaire ?
La légende retient surtout l'image du poète maudit mourant à la veille de la victoire, occultant le travail rigoureux de théoricien de l'art qu'il mena en parallèle de son œuvre poétique. On lui attribue parfois à tort la paternité exclusive du terme « surréalisme », qu'il invente bien en 1917 mais que d'autres, comme André Breton, développeront dans une direction différente de la sienne. Son passage en prison pour le vol de la Joconde, très bref, a pris dans la mémoire collective une place disproportionnée par rapport à sa carrière.
Que reste-t-il de Guillaume Apollinaire aujourd'hui ?
Il demeure une figure incontournable de la poésie française du XXe siècle, étudiée dans tous les cursus scolaires pour « Alcools » et les « Calligrammes ». Son travail théorique sur l'art moderne a durablement influencé la manière dont on aborde encore aujourd'hui le cubisme et les avant-gardes. De nombreuses rues, établissements et prix littéraires portent son nom en hommage à son rôle de passeur entre les arts.
Quelles sont les circonstances de la mort de Guillaume Apollinaire ?
Affaibli par sa blessure de guerre et la trépanation qui a suivi, il succombe à la grippe espagnole le 9 novembre 1918, à seulement trente-huit ans. Il meurt deux jours avant l'armistice, tandis que dans les rues de Paris la foule en liesse scande déjà « à bas Guillaume », en référence à l'empereur allemand Guillaume II, un cri que certains témoins rapportent avoir résonné jusque sous ses fenêtres. Son cercueil est porté en terre alors même que les cloches sonnent la victoire, dans un contraste tragique resté célèbre.





