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Qui était Gaston Doumergue ?

Président de la République · 1863-1937

Dernière mise à jour : 16 août 2026

Avocat puis magistrat en Indochine, plusieurs fois ministre et président du Sénat, Doumergue est élu président en 1924.

Surnommé « Gastounet » pour sa bonhomie, il rappelle Raymond Poincaré en 1926 pour redresser les finances. Rappelé comme président du Conseil après les émeutes du 6 février 1934, il démissionne en novembre 1934 faute de soutien parlementaire.

🎲 Anecdote

il se marie discrètement à l'Élysée en juin 1931, puis quitte le pouvoir douze jours plus tard.

10 Questions qu'on se pose sur Gaston Doumergue

D'où vient Gaston Doumergue ?

Il naît dans une famille de viticulteurs protestants du Gard, une origine modeste et provinciale qui tranche avec le monde parisien de la politique nationale. Après des études de droit, il part comme magistrat en Indochine avant de revenir se lancer en politique dans son département natal.

Qu'est-ce qui a inspiré Doumergue ?

Son expérience coloniale en Indochine, où il occupe des fonctions judiciaires puis administratives, aiguise son goût pour la gestion des affaires publiques. Revenu en métropole, il se rallie au Parti radical et gravit patiemment tous les échelons, du Palais-Bourbon au perchoir du Sénat.

Quel a été le plus grand accomplissement de Doumergue ?

Élu président en 1924, il fait le choix décisif en 1926 de rappeler Raymond Poincaré, pourtant son rival politique, pour former un gouvernement d'union nationale chargé de sauver le franc. Cette décision, qui passe avant ses préférences partisanes, stabilise durablement les finances publiques françaises jusqu'à la crise des années 1930.

Quels obstacles Doumergue a-t-il dû surmonter ?

Premier président protestant de la République dans un pays encore marqué par les tensions religieuses, il doit composer avec une instabilité ministérielle chronique tout au long de son septennat. Rappelé au pouvoir en 1934 après les émeutes sanglantes du 6 février, il échoue à faire adopter sa réforme constitutionnelle et doit démissionner faute de majorité.

Quel était son caractère au quotidien ?

Surnommé « Gastounet » pour sa bonhomie et son accent du Midi, il cultive une image chaleureuse et accessible, très éloignée de la raideur protocolaire habituelle à l'Élysée. Cette popularité populaire, rare chez un président de la IIIe République, en fait l'un des chefs d'État les plus aimés de son temps.

Quelle a été la plus grande controverse concernant Doumergue ?

Son retour au pouvoir en 1934, à soixante-dix ans, pour tenter de renforcer les pouvoirs de l'exécutif par un droit de dissolution élargi, inquiète une grande partie de la classe politique qui y voit une dérive autoritaire. Lâché par les radicaux eux-mêmes, il doit abandonner son projet et quitter le gouvernement dès novembre 1934.

Quelle fut la vie familiale de Doumergue ?

Resté célibataire pendant toute sa carrière publique, il se marie discrètement à l'Élysée en juin 1931, à la toute fin de son septennat. Douze jours seulement après cette union, il quitte définitivement le pouvoir pour se retirer dans sa propriété du Gard.

Quelle est la part du mythe dans la vie de Doumergue ?

L'image du président jovial et rassurant, savamment entretenue par la presse de l'époque, a parfois masqué la solidité de son action politique, notamment son rôle décisif dans le sauvetage financier de 1926. Son échec de 1934 a en revanche nourri a posteriori le mythe d'un homme dépassé par son temps, alors qu'il tentait surtout de répondre à une crise institutionnelle réelle.

Que reste-t-il de Doumergue aujourd'hui ?

Son bref retour au pouvoir en 1934 reste étudié comme l'un des épisodes clés de la fragilité de la IIIe République face à la crise des années 1930. Dans le Gard, sa région natale, son nom demeure associé à la réussite d'un enfant du pays devenu chef de l'État.

Quelles sont les circonstances de la mort de Doumergue ?

Retiré de la vie politique après 1934, il s'éteint en juin 1937 dans sa propriété d'Aigues-Vives, dans le Gard, loin de l'agitation parisienne. Sa mort marque la disparition de l'un des derniers grands présidents de la IIIe République d'avant-guerre.

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