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Qui était Georges Cadoudal ?

Chef chouan · 1771-1804

Dernière mise à jour : 11 septembre 2026

Né en 1771 près d'Auray, dans le Morbihan, dans une famille de meuniers aisés, il abandonne des études de droit pour rejoindre dès 1793 les insurgés vendéens puis chouans qui refusent la Révolution.

Devenu le chef le plus redouté de la chouannerie bretonne, il signe une trêve avec le général Brune en 1800 mais refuse de renoncer à la cause royaliste et choisit l'exil en Angleterre. Revenu clandestinement en France en 1803, il organise avec les généraux Pichegru et Moreau un complot destiné à renverser le Premier Consul, mais le réseau est démantelé au début de 1804. Arrêté, jugé et condamné, il est guillotiné en place de Grève le 25 juin 1804, dans la plus grande exécution collective du Consulat.

🎲 Anecdote

Devant l'échafaud, il aurait demandé à être exécuté en premier parmi les douze condamnés pour épargner à ses compagnons le spectacle de sa mort et leur donner l'exemple du courage jusqu'au bout.

10 Questions qu'on se pose sur Georges Cadoudal

D'où vient Georges Cadoudal ?

Il naît en 1771 dans une famille de meuniers aisés de la région d'Auray, dans le Morbihan. Ce milieu paysan breton, profondément catholique, marque durablement son attachement à la terre et à la religion. Il entame des études de droit à Rennes, vite interrompues par les bouleversements révolutionnaires.

Qu'est-ce qui a inspiré Georges Cadoudal ?

Le rejet de la Constitution civile du clergé et la persécution des prêtres réfractaires le poussent, dès 1793, à prendre les armes aux côtés des Vendéens puis des Chouans bretons. La répression sanglante qui suit la défaite de Savenay renforce sa détermination plutôt qu'elle ne l'entame. Il se fait rapidement remarquer par son énergie et son sens tactique du combat de guérilla.

Quel a été le plus grand accomplissement de Georges Cadoudal ?

Il devient le chef militaire le plus important de la chouannerie bretonne, capable de mobiliser plusieurs milliers d'hommes contre les armées républicaines. Sa stature lui vaut d'être reçu par Bonaparte lui-même en 1800, qui tente en vain de le rallier par des offres de grade. Son refus, suivi de l'organisation d'un complot visant à renverser le Premier Consul, fait de lui la figure la plus emblématique de la résistance royaliste sous le Consulat.

Quels obstacles Georges Cadoudal a-t-il dû surmonter ?

Traqué en permanence par la police consulaire, il doit organiser la résistance depuis la clandestinité puis l'exil anglais après 1800. Son retour clandestin en France en 1803 l'oblige à vivre caché à Paris pendant des mois pour préparer son complot avec les généraux Pichegru et Moreau. La trahison ou la maladresse de certains complices précipite finalement le démantèlement du réseau début 1804.

Quel était son caractère au quotidien ?

Ses contemporains décrivent un homme massif, d'une force physique impressionnante, au tempérament direct et peu enclin aux compromis politiques. Profondément fidèle à la cause royaliste, il inspirait un respect mêlé de crainte à ses hommes comme à ses adversaires. Même ses juges reconnurent, lors de son procès, la fierté et le sang-froid avec lesquels il assuma toutes ses responsabilités.

Quelle a été la plus grande controverse concernant Georges Cadoudal ?

Le complot de 1804 visant Bonaparte reste débattu par les historiens : viser un enlèvement pour restaurer la monarchie, ou bien un assassinat pur et simple, la frontière entre les deux options divise encore les sources. Son alliance avec le général Moreau, rival de Bonaparte mais républicain convaincu, a aussi nourri la polémique sur la vraie nature de la coalition anti-consulaire. L'affaire servit surtout de prétexte à Napoléon pour renforcer son pouvoir personnel, quelques mois avant de se faire proclamer empereur.

Quelle fut la vie familiale de Georges Cadoudal ?

Issu d'une fratrie nombreuse de meuniers du Morbihan, il resta célibataire et sans descendance directe, sa vie entière ayant été absorbée par le combat chouan puis royaliste. Son neveu, également prénommé Georges de Cadoudal, publia plus tard des mémoires contribuant à forger sa légende familiale. Ses proches payèrent aussi un lourd tribut à la répression révolutionnaire dans le Morbihan.

Quelle est la part du mythe dans la vie de Georges Cadoudal ?

La postérité royaliste en a fait un martyr quasi christique de la fidélité monarchique, quitte à idéaliser certains épisodes de sa geste bretonne. Sa force physique légendaire et son courage face à l'échafaud ont nourri de nombreuses anecdotes dont l'exactitude historique reste difficile à vérifier. La littérature du XIXe siècle, notamment sous la Restauration, a largement amplifié son image de héros tragique de la chouannerie.

Que reste-t-il de Georges Cadoudal aujourd'hui ?

Il demeure la figure la plus célèbre de la chouannerie bretonne, étudiée dans toute histoire de la Contre-Révolution et du Consulat. Des rues, monuments et associations perpétuent sa mémoire en Bretagne, en particulier dans le Morbihan dont il reste une figure identitaire forte. Son nom reste associé au dernier grand sursaut armé du royalisme contre le pouvoir napoléonien.

Quelles sont les circonstances de la mort de Georges Cadoudal ?

Arrêté le 9 mars 1804 à Paris après une traque acharnée, il est jugé en mai avec ses coconspirateurs et condamné à mort le 10 juin. Il est guillotiné place de Grève le 25 juin 1804, parmi douze complices, dans la plus grande exécution collective du Consulat. Sa mort marque la fin de la résistance chouane organisée, quelques mois avant que Napoléon ne se proclame empereur.

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