Joue avec l'Histoire de FranceCréer mon albumCollectionne les grandes figures incontournables de l'Histoire de France
- ✓ Activité éducative 100% gratuite
- ✓Jusqu'à 10 vignettes offertes chaque jour
- ✓Jeux pour les passionné(e)s d'Histoire
Qui était Joachim du Bellay ?
Poète de la Pléiade · 1522-1560
Dernière mise à jour : 16 septembre 2026
Né vers 1522 au château de la Turmelière, près de Liré en Anjou, il appartient à une branche cadette de la famille du Bellay, orphelin dès l'enfance et privé d'un héritage à la hauteur de ce nom prestigieux.
Étudiant à Poitiers puis à Paris, il rencontre Ronsard et rejoint le groupe de la Pléiade, dont il devient l'un des théoriciens avec la Défense et illustration de la langue française (1549), manifeste pour une poésie française digne des Anciens. Un séjour à Rome, entre 1553 et 1557, au service de son cousin le cardinal Jean du Bellay, lui inspire son recueil le plus célèbre, Les Regrets, empreint de nostalgie pour la douceur angevine. Il meurt prématurément à Paris en 1560, à une trentaine d'années à peine, laissant une œuvre qui fixe durablement l'image poétique du pays de la Loire.
🎲 Anecdote
Son sonnet « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage » compare sa Rome décevante à son petit village natal de Liré — un éloge du retour au pays devenu l'un des textes les plus appris par cœur de la poésie française.
10 Questions qu'on se pose sur Joachim du Bellay
D'où vient Joachim du Bellay ?
Né vers 1522 au château de la Turmelière, près de Liré en Anjou, il appartient à une branche cadette de la puissante famille du Bellay. Orphelin très jeune, il hérite de peu malgré ce lignage prestigieux, et grandit face aux coteaux de Loire qu'il chantera plus tard avec tendresse.
Qu'est-ce qui a inspiré Joachim du Bellay ?
Sa rencontre avec Pierre de Ronsard, vers 1547 au collège de Coqueret à Paris, est décisive : ensemble, ils rêvent de hisser la langue française au rang du grec et du latin. Cette ambition commune donne naissance à la Pléiade, groupe de poètes résolus à renouveler la poésie française.
Quel a été le plus grand accomplissement de Joachim du Bellay ?
En 1549, il publie La Défense et illustration de la langue française, manifeste qui revendique pour le français une dignité littéraire égale à celle des langues antiques. Il y joint L'Olive, premier recueil de sonnets amoureux en français inspiré de Pétrarque, qui fait de lui un pionnier du genre.
Quels obstacles Joachim du Bellay a-t-il dû surmonter ?
Il souffre toute sa vie d'une santé fragile, marquée par une surdité progressive qui l'isole peu à peu. Son séjour à Rome, de 1553 à 1557, auprès de son oncle le cardinal Jean du Bellay, le déçoit profondément : il y espérait gloire et fortune, et n'y trouve qu'intrigues de cour et mal du pays.
Quel était son caractère au quotidien ?
Les Regrets, écrits à Rome, révèlent un homme mélancolique, nostalgique, facilement blessé par l'exil et la vanité des ambitions curiales. Ses contemporains le décrivent comme un esprit raffiné et sensible, plus porté à la confidence intime qu'à l'emphase.
Quelle a été la plus grande controverse concernant Joachim du Bellay ?
Son séjour romain lui inspire des sonnets satiriques très durs contre la cour pontificale et ses courtisans, ce qui lui vaut des inimitiés durables. Certains l'accusent aussi d'avoir pillé les poètes italiens qu'il prétendait dépasser, accusation qu'il retourne habilement en théorie de l'imitation créatrice.
Quelle fut la vie familiale de Joachim du Bellay ?
Orphelin de père et de mère très jeune, il est élevé par son frère aîné puis confié à un tuteur peu attentif à son éducation. Il ne se marie jamais et doit sa carrière surtout à la protection de son cousin le cardinal Jean du Bellay, qui l'emploie comme secrétaire à Rome.
Quelle est la part du mythe dans la vie de Joachim du Bellay ?
Le sonnet Heureux qui comme Ulysse a fait de lui l'archétype du poète nostalgique de son pays natal, au point d'effacer dans la mémoire collective la complexité du reste de son œuvre, plus satirique et savante. On réduit souvent sa vie à cette seule plainte, alors qu'il fut aussi un théoricien exigeant de la langue française.
Que reste-t-il de Joachim du Bellay aujourd'hui ?
La Défense et illustration de la langue française demeure un texte fondateur étudié dans les classes de lettres, et ses sonnets continuent d'incarner la nostalgie du pays natal. L'Anjou lui rend hommage à Liré, où sa statue domine toujours les bords de Loire qu'il a immortalisés.
Quelles sont les circonstances de la mort de Joachim du Bellay ?
Il meurt à Paris le 1er janvier 1560, à seulement 37 ans, probablement des suites de sa santé fragile et de sa surdité croissante. Sa disparition précoce, un an après son retour d'Italie, prive la Pléiade d'une de ses plumes les plus originales au moment même où sa réputation commençait à s'affirmer.





