Joue avec l'Histoire de FranceCréer mon albumCollectionne les 150 personnages incontournables de l'Histoire de France
- ✓ Album éducatif 100% gratuit
- ✓ 5 vignettes offertes chaque jour
- ✓Pour les passionné(e)s d'Histoire
Qui était François Christophe Kellermann ?
Maréchal d'Empire · 1735-1820
Dernière mise à jour : 10 août 2026
Né le 28 mai 1735 à Strasbourg dans une famille de marchands d'origine germanique, il s'engage dans la cavalerie dès l'âge de dix-sept ans et se forge une solide expérience militaire durant la guerre de Sept Ans.
Alors que la noblesse d'épée émigre en masse au début de la Révolution, il gravit rapidement les échelons jusqu'à devenir général en chef à cinquante-sept ans. Le 20 septembre 1792, à la tête de l'armée du Centre, il tient bon face aux troupes prussiennes lors de la canonnade de Valmy, stoppant l'invasion et sauvant la jeune République. Fait maréchal d'Empire puis duc de Valmy par Napoléon, il incarne le pont singulier entre l'armée royale et la gloire militaire napoléonienne.
🎲 Anecdote
Son fils François Étienne Kellermann se distingue à son tour par une charge de cavalerie décisive à Marengo en 1800, offrant à la famille une double gloire militaire sous deux régimes différents.
10 Questions qu'on se pose sur François Christophe Kellermann
D'où vient François Christophe Kellermann ?
Il naît le 28 mai 1735 à Strasbourg, dans une famille de marchands d'origine germanique installée en Alsace. Loin de la haute noblesse militaire, c'est ce milieu bourgeois de région frontalière, habitué aux garnisons, qui le pousse dès l'adolescence vers la carrière des armes plutôt que vers le commerce familial. Il s'engage dans la cavalerie à l'âge de dix-sept ans.
Qu'est-ce qui a inspiré Kellermann ?
Sa longue carrière d'officier de cavalerie sous l'Ancien Régime, forgée durant la guerre de Sept Ans, lui donne une expérience rare que la Révolution va soudain valoriser. Quand la noblesse d'épée émigre en masse à partir de 1791, ce vide crée une opportunité inédite pour des officiers de mérite comme lui. À 57 ans, il se retrouve ainsi propulsé général en chef d'armée, une ascension qu'aucun régime antérieur ne lui aurait permise aussi vite.
Quel a été le plus grand accomplissement de Kellermann ?
Le 20 septembre 1792, à la tête de l'armée du Centre, il tient bon face aux canons prussiens lors de la bataille de Valmy, aux côtés de Dumouriez. Cette canonnade, plus qu'un affrontement massif, suffit à stopper l'invasion et à provoquer la retraite de l'armée du duc de Brunswick. Cette victoire inespérée sauve la jeune République, proclamée dès le lendemain par la Convention.
Quels obstacles Kellermann a-t-il dû surmonter ?
Malgré son rôle décisif à Valmy, il est arrêté en 1793 en pleine Terreur, sur fond de suspicions politiques absurdes envers d'anciens officiers du roi. Il passe treize mois emprisonné, échappant de peu à la guillotine, avant d'être libéré après la chute de Robespierre. Il doit également composer avec l'ombre du fougueux Dumouriez, dont la trahison ultérieure rejaillit un temps sur la réputation de tous ses compagnons d'armes de 1792.
Quel était son caractère au quotidien ?
Ses contemporains décrivent un cavalier énergique et bourru, plus à l'aise sur le terrain qu'à la cour, capable de fureur au combat comme de rigueur envers ses troupes. Devenu sénateur puis maréchal sous l'Empire, il montre aussi un sérieux d'administrateur qui tranche avec l'image du soudard de cavalerie. Napoléon appréciait chez lui ce mélange de bravoure ancienne et de loyauté sans faille envers les institutions successives.
Quelle a été la plus grande controverse concernant Kellermann ?
Certains historiens ont minimisé son rôle propre à Valmy, l'attribuant davantage à la stratégie globale de Dumouriez et aux maladies qui rongeaient déjà l'armée prussienne en retraite. Son ralliement ensuite à Napoléon, qui le fait maréchal puis duc de Valmy en 1808, a aussi pu être lu comme un opportunisme habile chez un homme servant tour à tour le roi, la République et l'Empire. Il a toujours revendiqué au contraire une fidélité constante à la France, quel que soit le régime en place.
Quelle fut la vie familiale de Kellermann ?
Son fils, François Étienne Kellermann, suit ses traces dans la cavalerie et se distingue lui-même par une charge décisive à la bataille de Marengo en 1800, qui sauve l'armée de Bonaparte d'une défaite. Le père, déjà glorieux vétéran de Valmy, voit ainsi son nom porté une seconde fois aux sommets de la gloire militaire française par son propre fils. Cette double réussite familiale, rare sous deux régimes différents, forge une véritable dynastie de cavaliers.
Quelle est la part du mythe dans la vie de Kellermann ?
Valmy est resté dans la mémoire nationale comme un « miracle » quasi mystique, notamment depuis la célèbre phrase que l'écrivain allemand Goethe, présent sur place, aurait prononcée sur une nouvelle ère de l'histoire du monde qui commençait ce jour-là. En réalité, l'engagement fut surtout une canonnade limitée en pertes humaines, la retraite prussienne devant davantage à la dysenterie et aux problèmes de ravitaillement qu'à un choc frontal décisif. Le mythe a ainsi largement grandi la portée tactique immédiate de la journée.
Que reste-t-il de Kellermann aujourd'hui ?
Son nom est gravé sur l'Arc de Triomphe, aux côtés des grandes gloires militaires de la Révolution et de l'Empire, et de nombreuses rues françaises portent aujourd'hui son nom. Il demeure la figure emblématique du soldat de l'Ancien Régime devenu, par le hasard de l'Histoire, le sauveur de la toute jeune République. Sa trajectoire incarne encore ce pont singulier entre la cavalerie royale et la maréchalat napoléonien.
Quelles sont les circonstances de la mort de Kellermann ?
Il meurt le 13 septembre 1820 à Paris, à l'âge de 85 ans, des suites naturelles de la vieillesse, après avoir traversé sans encombre trois régimes politiques successifs. Des funérailles officielles honorent alors ce vétéran devenu duc de Valmy et pair de France sous la Restauration. Il repose aujourd'hui au cimetière du Père-Lachaise, non loin d'autres grandes figures militaires de son temps.





