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Les figures historiques du XVIIIe siècle
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21 FIGURES DU XVIIIe SIÈCLE À COLLECTIONNER

"Des salons des Lumières aux marches de l'échafaud, ces destins ont précipité la fin de l'Ancien Régime..."

Collectionne les grandes figures du XVIIIe siècle

Le XVIIIe siècle est le siècle des Lumières. Les philosophes y défendent la raison, la tolérance et la liberté, les savants explorent la chimie, la nature et le ciel, et les navigateurs font le tour du monde. Mais la monarchie de Louis XV et de Louis XVI s'enlise dans les crises financières, jusqu'à la convocation des états généraux en 1789. La Révolution emporte alors l'Ancien Régime : la royauté tombe, la République naît et la Terreur dévore ses propres enfants. De Voltaire à Charlotte Corday, ces figures racontent la naissance d'un monde nouveau.

Voltaire (1694-1778)

Embastillé dans sa jeunesse pour ses vers satiriques, exilé en Angleterre, François-Marie Arouet, dit Voltaire, devient la plume la plus redoutée et la plus célèbre des Lumières, de Candide au Dictionnaire philosophique.

Installé à Ferney, près de la frontière suisse, il combat l'intolérance religieuse et obtient la réhabilitation de Jean Calas. Son retour triomphal à Paris en 1778 précède de peu sa mort ; il entre au Panthéon en 1791.

Buffon (1707-1788)

Intendant du Jardin du roi, l'actuel Jardin des plantes, Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, consacre quarante ans à son Histoire naturelle, une somme de trente-six volumes.

Il y décrit les animaux et les minéraux et ose estimer l'âge de la Terre bien au-delà de ce qu'admettait l'Église. Son œuvre, lue dans toute l'Europe, fonde les sciences naturelles modernes.

Louis XV (1710-1774)

Roi à cinq ans à la mort de son arrière-grand-père Louis XIV, Louis XV est d'abord surnommé « le Bien-Aimé ». Son règne voit l'acquisition de la Lorraine et de la Corse.

Mais la guerre de Sept Ans fait perdre à la France le Canada et l'essentiel de l'Inde en 1763. Discrédité par ses favorites et les difficultés financières, il meurt de la variole en 1774, fort impopulaire.

Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

Né à Genève, Jean-Jacques Rousseau devient célèbre en affirmant que l'homme est naturellement bon et que la société le corrompt. Il publie La Nouvelle Héloïse, immense succès, puis Émile, traité d'éducation.

Son Contrat social fonde la souveraineté sur la volonté générale du peuple et inspire les révolutionnaires. Brouillé avec les autres philosophes, il écrit ses Confessions et entre au Panthéon en 1794.

Marquise de Pompadour (1721-1764)

Issue de la bourgeoisie financière, Jeanne-Antoinette Poisson devient en 1745 la favorite de Louis XV, qui la fait marquise de Pompadour. Elle reste sa confidente et conseillère jusqu'à sa mort.

Protectrice des arts et des philosophes, elle soutient l'Encyclopédie, la manufacture de porcelaine de Sèvres et la construction de l'École militaire et du Petit Trianon.

Louis-Antoine de Bougainville (1729-1811)

Officier pendant la guerre de Sept Ans au Canada, Louis-Antoine de Bougainville entreprend en 1766 le premier tour du monde officiel d'une expédition française.

Son escale à Tahiti et son Voyage autour du monde nourrissent le mythe du « bon sauvage » cher aux philosophes. Il donne son nom à la bougainvillée, rapportée par le naturaliste de son expédition.

Jacques Necker (1732-1804)

Banquier genevois installé à Paris, Jacques Necker devient directeur général des finances de Louis XVI en 1777 et finance la guerre d'Amérique par l'emprunt plutôt que par l'impôt.

Renvoyé puis rappelé en 1788, il convoque les états généraux. Son renvoi, le 11 juillet 1789, est l'une des étincelles de la prise de la Bastille. Sa fille est la femme de lettres Germaine de Staël.

Frères Montgolfier (1740-1810)

Fils d'un papetier d'Annonay, Joseph et Étienne de Montgolfier ont l'idée de faire monter un ballon de papier et de toile en le remplissant d'air chaud.

Après une démonstration publique en juin 1783, leur « montgolfière » emporte en novembre les premiers hommes dans les airs, Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes, au-dessus de Paris.

Comtesse du Barry (1743-1793)

D'origine modeste, Jeanne Bécu devient en 1768 la dernière favorite de Louis XV, qui la fait présenter à la cour sous le nom de comtesse du Barry, au grand scandale des courtisans.

Chassée de Versailles à la mort du roi, elle vit retirée à Louveciennes. Sous la Terreur, elle est guillotinée en 1793, suppliant, dit-on, le bourreau : « Encore un moment ! ».

Jean-Paul Marat (1743-1793)

Médecin et savant, Jean-Paul Marat devient pendant la Révolution le journaliste le plus virulent de Paris avec son journal L'Ami du peuple, qui appelle à l'élimination des ennemis de la Révolution.

Député montagnard, il contribue à la chute des Girondins. Il est poignardé dans sa baignoire par Charlotte Corday le 13 juillet 1793, et le peintre David fait de lui un martyr.

Lavoisier (1743-1794)

Chimiste de génie, Antoine Lavoisier établit la loi de conservation de la matière, « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », identifie l'oxygène et fonde la chimie moderne.

Mais il est aussi fermier général, chargé de collecter l'impôt : arrêté sous la Terreur, il est guillotiné en 1794. « Il ne leur a fallu qu'un moment pour faire tomber cette tête », déplore le mathématicien Lagrange.

Nicolas de Condorcet (1743-1794)

Mathématicien, secrétaire de l'Académie des sciences, le marquis de Condorcet défend l'égalité des droits des femmes, l'abolition de l'esclavage et l'instruction publique pour tous.

Député proche des Girondins, il est proscrit en 1793. Caché, il écrit une Esquisse sur les progrès de l'esprit humain, avant d'être arrêté et de mourir en prison en 1794. Il entre au Panthéon en 1989.

Olympe de Gouges (1748-1793)

Femme de lettres engagée, Olympe de Gouges publie en 1791 la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, réclamant pour les femmes les mêmes droits que les hommes.

Elle combat aussi l'esclavage. Opposée à la Terreur et aux Montagnards, elle est guillotinée en 1793. « La femme a le droit de monter sur l'échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune », avait-elle écrit.

Jacques-Louis David (1748-1825)

Chef de file du néoclassicisme, Jacques-Louis David triomphe avec Le Serment des Horaces. Député montagnard pendant la Révolution, il vote la mort du roi et peint La Mort de Marat.

Devenu premier peintre de Napoléon, il immortalise Le Sacre de Napoléon. Exilé à Bruxelles au retour des Bourbons, il y meurt en 1825.

Comte de Mirabeau (1749-1791)

Noble déclassé, emprisonné dans sa jeunesse pour ses dettes et ses scandales, Honoré-Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, se fait élire député du tiers état en 1789.

Orateur fougueux, il lance au marquis de Dreux-Brézé : « Nous sommes ici par la volonté du peuple ». Partisan d'une monarchie constitutionnelle, il meurt en 1791 et entre au Panthéon, dont il est retiré quand on découvre ses liens secrets avec le roi.

Louis XVI (1754-1793)

Roi en 1774, Louis XVI soutient l'indépendance américaine et tente des réformes financières, mais recule devant l'opposition des privilégiés et doit convoquer les états généraux en 1789.

Après sa fuite arrêtée à Varennes en 1791, la monarchie tombe le 10 août 1792. Jugé par la Convention sous le nom de Louis Capet, il est guillotiné le 21 janvier 1793.

Marie-Antoinette (1755-1793)

Fille de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, Marie-Antoinette épouse à quatorze ans le futur Louis XVI. Jeune reine insouciante, elle se réfugie au Petit Trianon, loin de l'étiquette.

L'affaire du Collier ternit sa réputation, et la Révolution fait d'elle « l'Autrichienne ». Emprisonnée après la chute de la monarchie, elle est jugée et guillotinée le 16 octobre 1793.

Marquis de La Fayette (1757-1834)

À dix-neuf ans, le marquis de La Fayette part combattre pour l'indépendance américaine, devient l'ami de George Washington et revient en « héros des deux mondes ».

Commandant de la garde nationale en 1789, il présente un projet de Déclaration des droits de l'homme. Il joue encore un rôle majeur en 1830, en soutenant l'avènement de Louis-Philippe.

Maximilien de Robespierre (1758-1794)

Avocat d'Arras, surnommé « l'Incorruptible », Maximilien de Robespierre devient la figure de proue des Jacobins et de la Montagne à la Convention.

Membre du Comité de salut public, il incarne la Terreur, qui envoie à l'échafaud ses adversaires puis ses anciens alliés. Renversé le 9 thermidor, il est guillotiné le lendemain, le 28 juillet 1794.

Georges Danton (1759-1794)

Avocat et tribun à la voix puissante, Georges Danton est l'un des chefs de la Révolution. Ministre de la Justice en 1792, il galvanise la défense du pays : « De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace ».

Partisan d'un apaisement de la Terreur, il est arrêté avec ses amis sur ordre de Robespierre et guillotiné en avril 1794, lançant au bourreau : « Tu montreras ma tête au peuple, elle en vaut la peine ».

Charlotte Corday (1768-1793)

Jeune Normande nourrie de lectures classiques, proche des idées girondines, Charlotte Corday juge Marat responsable des violences de la Révolution.

Le 13 juillet 1793, elle se présente chez lui et le poignarde dans sa baignoire. Jugée, elle revendique seule son geste et est guillotinée quatre jours plus tard, à vingt-quatre ans.

En parcourant ces figures du XVIIIe siècle, c'est un monde qui bascule qui se dessine : celui des salons et des encyclopédistes, des premiers ballons et des grandes expéditions, puis de la prise de la Bastille et de la guillotine. De Versailles au Tribunal révolutionnaire, chacun de ces destins a marqué durablement l'Histoire de France.

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